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26.03.2026 01:02 AM
EUR/USD. Analyse du prix. Prévisions. La paire EUR/USD reste sous pression
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L’euro (EUR) reste sous pression face au dollar américain (USD), tandis que la devise américaine bénéficie d’une demande soutenue dans un contexte de signaux contradictoires autour des efforts des États-Unis et de l’Iran pour parvenir à un accord de cessez-le-feu. Alors que Washington espère une percée diplomatique, l’incertitude quant à la position de Téhéran alimente la demande de dollar en tant qu’actif refuge.

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L’Iran a clairement indiqué qu’il n’a pas l’intention d’accepter les propositions américaines : la chaîne d’État Press TV a rapporté que Téhéran n’accepterait de mettre fin au conflit qu’à ses propres conditions. Un haut représentant politico-sécuritaire a déclaré que l’Iran « ne permettra pas à Trump de dicter le calendrier de fin de la guerre », en soulignant que tout règlement n’est possible que si les exigences de Téhéran sont satisfaites. Parmi les conditions essentielles figurent l’arrêt complet des attaques et des tueries, des garanties contre toute reprise des hostilités, des compensations pour les dommages militaires, la fin des combats sur tous les fronts régionaux, ainsi que la reconnaissance du contrôle de l’Iran sur le détroit d’Hormuz.

Les informations selon lesquelles les États‑Unis ont proposé un plan en 15 points pour un cessez-le-feu d’un mois en vue de lancer des négociations ont encore accru l’incertitude. D’après les médias, l’initiative prévoit des restrictions sur le programme nucléaire iranien et des garanties visant à maintenir le détroit d’Hormuz ouvert, en échange d’un possible allègement des sanctions. Toutefois, les signaux contradictoires en provenance de Washington et de Téhéran laissent penser qu’aucune percée diplomatique majeure n’est à attendre dans un avenir proche, ce qui augmente le risque d’un conflit prolongé. Cela alimente les craintes d’inflation dans un contexte de hausse des prix du pétrole et complique l’élaboration de la future politique monétaire des grandes banques centrales.

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Les marchés ont désormais pleinement intégré dans les cours l’anticipation de deux relèvements de taux d’intérêt par la Banque centrale européenne (BCE), tandis que la probabilité de baisses de taux par la Réserve fédérale cette année est en grande partie déjà reflétée dans les prix. Les investisseurs travaillent de plus en plus sur l’hypothèse que la Fed maintiendra ses taux inchangés jusqu’à la fin de 2026.

Selon une enquête Reuters publiée mercredi, sur 60 économistes interrogés, 38 estiment que la BCE maintiendra le taux de dépôt à 2,00 % pour le reste de l’année, tandis que 21 analystes s’attendent désormais à au moins une hausse de taux en 2026.

Plus tôt mercredi, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré que la banque centrale « n’agira pas tant qu’elle ne disposera pas d’informations suffisantes », en soulignant que si le choc énergétique conduit à un dépassement significatif, bien que peu durable, de l’objectif d’inflation, un « ajustement mesuré » de la politique pourrait être nécessaire. Lagarde a également insisté sur l’importance de déterminer à partir de quel moment la hausse des prix de l’énergie commence à se transformer en une inflation plus large et durable à l’échelle de l’économie de la zone euro.

D’un point de vue technique, une tendance baissière est observée. Les oscillateurs sont négatifs, ce qui indique une faiblesse du camp acheteur et une domination des vendeurs sur le marché. Pour que les acheteurs disposent d’une première opportunité de reprise, ils doivent franchir la moyenne mobile simple (SMA) à 20 jours, ce qui ouvrirait ensuite la voie vers des moyennes mobiles plus significatives.

Irina Yanina,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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