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13.07.2026 11:07 AM
Le conflit entre les États-Unis et l’Iran atteint un nouveau niveau

Les actifs risqués ont reculé tandis que le dollar et les prix du pétrole ont fortement grimpé. Ces mouvements sont survenus à la suite d’une nouvelle série de frappes entre les États-Unis et l’Iran, ravivant les craintes de perturbations de l’offre. La baisse des actifs risqués reflète la réaction désormais bien connue du marché face à l’escalade régionale, mais l’ampleur des combats cette fois-ci a nettement dépassé les épisodes précédents.

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Les médias américains ont rapporté que les États-Unis avaient mené de nouvelles frappes de missiles contre l’Iran dimanche, renforçant le schéma désormais bien connu de frappes et de contre-frappes entre Washington et Téhéran. Il s’agissait de la quatrième attaque américaine contre l’Iran en l’espace d’environ une semaine et elle faisait suite à l’un des bombardements les plus puissants depuis l’accord de cessez-le-feu de juin. Le US Central Command a indiqué samedi que ses forces avaient frappé environ 140 cibles sur ordre du président Trump et, dimanche, il a annoncé avoir visé plusieurs dizaines de cibles supplémentaires, notamment des systèmes de défense aérienne iraniens, des stations de radar côtiers, ainsi que des capacités de missiles et de drones.

L’Iran n’est pas resté inactif : ses actions de représailles se sont déroulées sur plusieurs fronts. L’agence de presse iranienne IRNA a rapporté que les forces du IRGC avaient saisi deux navires qu’elles considéraient comme une menace pour la navigation en raison de leur trajet sur une route illégale dans le détroit. Les forces iraniennes ont également utilisé des missiles et des drones pour frapper des dépôts de missiles et des réserves de carburant sur la base aérienne Prince Hassan en Jordanie, où, selon les autorités jordaniennes, trois roquettes se sont abattues. Le US Central Command a confirmé que le navire battant pavillon chypriote M/V GFS Galaxy avait subi de graves dommages et était dans l’incapacité de poursuivre sa route ; un membre d’équipage est porté disparu.

Particulièrement inquiétant, les contre-frappes iraniennes se sont étendues bien au-delà des affrontements bilatéraux entre les États-Unis et l’Iran. L’Iran a lancé des attaques de drones et de missiles contre des alliés des États-Unis dans toute la région, notamment Bahreïn, le Koweït et le Qatar. Le Koweït a indiqué qu’une frappe de drone avait endommagé une plateforme de forage de Kuwait Oil Co. et a signalé qu’il avait répondu à des attaques aériennes après que l’armée régulière iranienne a annoncé des frappes de drones.

Le principal point de discorde reste le statut du détroit d’Ormuz, et les parties continuent de présenter des versions contradictoires. L’Iran a annoncé au cours du week-end que le détroit serait fermé « jusqu’à nouvel ordre ». Le US Central Command a contesté cette affirmation, déclarant que la voie navigable restait ouverte à tous les navires et que les forces américaines étaient prêtes à garantir la liberté de navigation. Le IRGC, pour sa part, a fait savoir qu’il n’autoriserait aucun navire à traverser le détroit tant que se poursuivrait l’ingérence étrangère.

Comme indiqué plus haut, les actifs risqués ont réagi à l’ensemble de ces développements par une baisse.

Perspectives techniques pour l’EUR/USD

Les acheteurs doivent désormais envisager de franchir le niveau de 1,1410. Ce n’est qu’à cette condition qu’il sera possible de viser un test de 1,1425. À partir de là, un mouvement vers 1,1445 est envisageable, mais l’atteindre sans le soutien de gros intervenants serait difficile. À la baisse, je m’attends à une reprise significative des achats uniquement autour de 1,1385. En l’absence de demande à ce niveau, il serait préférable d’attendre un nouveau plus bas à 1,1365 ou d’ouvrir des positions longues à partir de 1,1346.

Perspectives techniques pour le GBP/USD

Pour les acheteurs de livre, la première résistance à surmonter se situe à 1,3390. Seule une cassure au-dessus de ce niveau permettra de viser 1,3425, au-dessus duquel de nouvelles progressions seront plutôt difficiles. L’objectif plus éloigné se trouve dans la zone de 1,3450. À la baisse, les vendeurs tenteront de prendre le contrôle du niveau de 1,3350. S’ils y parviennent, une cassure de cette zone porterait un coup sérieux aux positions acheteuses et pousserait le GBP/USD vers 1,3325, avec la perspective d’une extension à 1,3295.

Jakub Novak,
Analytical expert of InstaTrade
© 2007-2026

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