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*Voir aussi : Indicateurs de trading InstaTrade pour le S&P 500 (SPX)
Le S&P 500 a terminé la séance de mercredi en baisse de 0,3 % à 7 467,00, pris en étau entre une nouvelle escalade géopolitique et des signaux restrictifs de la Réserve fédérale. La déclaration du président américain Donald Trump, selon laquelle le cessez-le-feu avec l’Iran a pris fin, a propulsé le Brent au-dessus de 80 $/bbl et ravivé les inquiétudes liées à l’inflation. L’indice a affiché une forte divergence : neuf des onze secteurs ont fini dans le rouge, tandis que l’énergie et la technologie ont été les seuls gagnants, soutenus par la hausse du pétrole et des nouvelles spécifiques au secteur des semi-conducteurs.
Au début des échanges de jeudi, avant l’ouverture de Wall Street, les contrats à terme sur le S&P 500 (SPX) tentent de se reprendre, en hausse d’environ 0,3 % et se négociant autour de 7 500,00. Les marchés sont soutenus par la stabilisation des prix du pétrole et par un rebond technique des valeurs technologiques, après des informations selon lesquelles la Chine pourrait autoriser les principaux acteurs de l’IA à acheter un nombre limité de puces Nvidia H200. Néanmoins, les économistes avertissent que le contexte de stagflation persiste : la hausse des prix de l’énergie peut relancer l’inflation et contraindre la Fed à durcir sa politique plus rapidement.
Les minutes de la réunion de juin du FOMC, publiées mercredi, ont mis en évidence un désaccord croissant entre les responsables lors de la première réunion présidée par Kevin Warsh. Plusieurs participants ont estimé qu’il existait des arguments en faveur d’une hausse de taux dès le mois de juin, mais, au final, les 12 membres du FOMC ont voté à l’unanimité le maintien de la fourchette cible à 3,50–3,75 %. Les minutes soulignent que les risques haussiers pour la stabilité des prix restent élevés, tandis que les risques baissiers pesant sur le marché du travail se sont quelque peu atténués.
Mercredi, neuf des 11 secteurs du S&P 500 ont terminé en baisse. Les matériaux (-2,49 %), les financières (-1,92 %) et l’immobilier ont été les plus faibles, tandis que l’énergie (+1,45 %) et la technologie (+1,44 %) ont surperformé. Comme l’a observé Deutsche Bank, ce schéma reflète un environnement de stagflation dans lequel les actions souffrent des deux côtés de l’Atlantique, et les mouvements des valeurs de semi-conducteurs se sont nettement écartés de ceux du marché dans son ensemble.
D’un point de vue technique, le S&P 500 évolue dans une phase de consolidation à l’intérieur des fourchettes 7 430,00–7 550,00 et, plus largement, 7 380,00–7 600,00, en équilibre entre signaux haussiers et baissiers.
L’indice se situe au-dessus de l’EMA 50 périodes (7 380,00) et de l’EMA 200 périodes (6 975,00), ce qui confirme que la tendance haussière de moyen terme reste intacte. Toutefois, l’action des prix consolide à proximité de la borne supérieure d’un triangle symétrique, ce qui implique un potentiel de cassure haussière comme de retour vers la zone de support.
*Voir aussi : S&P 500 (SPX) : scénario envisagé pour le 9 juillet 2026
Dans l’ensemble, le tableau technique confirme une tendance haussière intacte, mais les signaux contrastés des oscillateurs et la proximité de la résistance clé à 7 600,00 augmentent la probabilité d’une correction.
Date | Événement | Prévisions / Attentes | Impact attendu sur le S&P 500 |
9 juillet | Inscriptions hebdomadaires au chômage (initial jobless claims) | — | Chiffre solide = pression sur le marché ; chiffre faible = soutien |
14 juillet | Inflation américaine (CPI) | — | Accélération de l’inflation = pression ; ralentissement = soutien |
Au cours de la semaine | Évolutions géopolitiques | — | Escalade = pression ; désescalade = soutien |
Le S&P 500 se situe à l’intersection d’un contexte de stagflation et d’une divergence sectorielle croissante. Des minutes du FOMC au ton restrictif et un regain des tensions géopolitiques entretiennent l’incertitude, mais la solidité persistante du compartiment technologique et l’espoir de chiffres d’inflation favorables pourraient limiter la baisse.
Pour les traders de court terme : privilégier les positions vendeuses en cas de cassure sous 7 470, avec des objectifs à 7 380–7 280. N’envisager des positions acheteuses que sur clôture confirmée au-dessus de 7 530–7 540, assortie de fondamentaux favorables.
Pour les investisseurs de moyen terme : adopter une attitude attentiste jusqu’à la publication de l’indice des prix à la consommation du 14 juillet et un éclaircissement sur le plan géopolitique. Un repli vers 7 380–7 300 pourra être mis à profit pour renforcer les positions longues, à condition que les soutiens structurels demeurent (solides résultats, investissements continus dans l’IA).
Gestion du risque : rester prudent compte tenu de la volatilité élevée. Utiliser des ordres stop-loss et surveiller de près les développements géopolitiques ainsi que les données d’inflation américaines.